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[Avis] Quelques minutes après minuit de Juan Antonio Bayona – Les écrans de Claire
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[Avis] Quelques minutes après minuit de Juan Antonio Bayona

«Quelques minutes après minuit»  a reçu douze nominations aux Goya 2017 ! Adaptation d’un roman jeunesse de Patrick Ness particulièrement sombre et singulier, ce film réalisé par Juan Antonio Bayona (« The Impossible» , « L’Orphelinat »). Avis sur un conte fantastique, dans les deux sens du terme.

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«  Quelques minutes après minuit  » raconte l’histoire de Connor, un adolescent de 13 ans qui vit seul avec sa mère, atteinte d’un cancer. Chaque nuit il fait le cauchemar de la perdre. Chaque jour, il se fait harceler à l’école. A minuit et sept minutes exactement, un monstre à l’apparence d’un arbre apparaît et insiste pour lui raconter trois histoires, avant que Connor ne lui en raconte une quatrième…

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Avis : Il était une fois… La Vie 

 

Le résultat à l’écran est bouleversant, fidèle à l’esprit du roman, et propice à de nombreuses interprétations.

Les acteurs nous font pleurer, que ce soit Sigourney Weaver en grand-mère accablée, Felicity Jones en mère courage, ou le jeune Lewis Macdougall (vu dans « Pan« ).
Le monstre quant à lui ressemble un peu à Groot des Gardiens de la galaxie – mais à la différence du héros des gardiens de la galaxie, il parle avec la voix grave de Liam Neeson en version originale…
Le scénario évite tout manichéisme, à l’instar de l’oeuvre originale.

Quant à la mise en images du roman, elle est magnifique.
Les contes du monstre sont de beaux films d’animation. Les prises de vues réelles sont également magnifiques, on note de quelques plans en plongée assez originaux.
Connor dessine dans le film et sa mère également.

Ces dessins, le design du monstre, et les décors sont inspirés des illustrations du roman jeunesse signé Patrick Ness.
Le moins que l’on puisse dire est que le film respecte le travail original, et permet de  visualiser la confrontation entre le réel et l’imaginaire. Je m’interroge juste sur la fin, il me semblait que le final du roman diffère un peu, mais les deux versions sont déchirantes.

J’avais lu le roman, j’étais donc préparée, et pourtant j’ai pleuré, j’ai eu besoin d’en parler en sortant de la salle. C’est le genre de film qui marque, et j’en suis certaine, devraient intéresser les psychologues.

Pour ce qui est de l’âge recommandé, il n’y a rien de choquant à signaler dans « Quelques minutes après minuit »…

Mais on voit tout de même la condition physique de la mère se dégrader et peut-être que les scènes de cauchemars ou du bizutage subi par Connor seront mal vécues par les jeunes spectateurs. A mon avis, le film est appréciable à partir de 12 -13 ans ( le livre est recommandé à partir de 12 ans).
«  Quelques minutes après minuit »  est une superbe adaptation, pleine d’émotion et très bien réalisée.

Un film sur la maladie, le deuil, la peur, le passage à l’âge d’adulte… Mais aussi sur la résilience et le pouvoir de l’imagination qui aide à affronter les drames de la vie.

Bref, une œuvre très riche à voir et revoir ! Préparez vos mouchoirs.

 

 

  • Le film « Quelques minutes après minuit » (VO : A monster calls)

Date de sortie : 4  janvier 2017
Réalisé par : Juan Antonio Bayona
Avec :  Felicity Jones, Sigourney Weaver, Liam Neeson

 

  • Le livre : Quelques minutes après minuit (vo : A monster calls) 
    Auteur : Patrick Ness d’après une idée originale de Siobhan Dowd
    Date : 2011
    Nombre de pages : 215

Edité chez Gallimard Jeunesselivre-quelques-minutes-apres-minuit

 

J’ai découvert ce roman il y a quelques années grâce à mon club de lecture.
Le texte a été écrit par Patrick Ness,  mais l’idée vient de Siobhan Dowd qui est morte avant d’avoir pu terminer ce dernier roman. Le roman a donc une genèse particulièrement triste, et cette tristesse se sent lors de la lecture, c’est un récit poignant…
Jim Kay  a illustré le texte, et ses illustrations sont un plus.
(NB: Jim Kay a également illustré les « Harry Potter » , dans un style différent).

Ce roman est un beau livre, tant sur le fond que sur la forme.

Nota bene : à l’occasion de la sortie du film, Gallimard Jeunesse commercialise une version « augmentée » du roman racontant la genèse du film, avec des illustrations en couleur. Cette édition de 350 pages est parue en octobre dernier. Je ne sais pas ce que cet ajout vaut, mais cela doit être intéressant à feuilleter.

 

 

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