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[Avis] Dead Zone (David Cronenberg, 1983) – Les écrans de Claire
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[Avis] Dead Zone (David Cronenberg, 1983)

Aujourd’hui, parlons d’une adaptation d’un roman de Stephen King,
« Dead Zone » .

Le film de David Cronenberg date des années 80 et a pour interprète principal avec Christopher Walken …

Synopsis: À Castle Rock, dans l’État du Maine. Johnny Smith (Christopher Walken), professeur de collège ordinaire de la Nouvelle-Angleterre, accompagne son amie Sarah Bracknell (Brooke Adams) à une fête foraine. Le même soir, après avoir raccompagné son amie, il est victime d’un accident de la route et sombre dans le coma pendant cinq ans. À son réveil, son amie s’est mariée, et il découvre qu’il est doté du don de voir l’avenir ou le passé d’une personne en la touchant.

Fortuitement, son « don » lui sert à aider la police à élucider un crime resté sans réponse, ce qui lui confère une certaine célébrité dans sa région. Ce même don lui permet d’anticiper un accident tragique qui aurait dû arriver au jeune garçon qu’il instruit en tant que professeur particulier.

Par hasard, il rencontre l’un des candidats à l’investiture à la Maison-Blanche américaine, Greg Stillson (Martin Sheen) : en le touchant, il a une vision apocalyptique de l’avenir, où ce dernier, devenu président, déclenche la Troisième Guerre mondiale en lançant une attaque de missiles atomiques.

John Smith est alors face à un dilemme : que peut-il faire pour empêcher cela ? Doit-il aller jusqu’à tuer cet homme, un criminel de guerre et un fou apocalyptique en puissance ?

(via Wikipedia)

AVIS

« Dead Zone » a pour thème principal la prédiction et le destin. Ce film permet  aussi de poser la question des décisions à prendre selon les informations que nous avons à disposition. Johnny Smith arrive en effet à prédire le futur d’une personne en la touchant. Cronenberg et Stephen King soulèvent aussi la question des erreurs de prédiction et la possibilité de changer le futur… Que feriez-vous si vous pouviez empêcher la mort de milliers de personnes en tuant quelqu’un et en changeant l’Histoire ?  Auriez-vous par exemple tué Hitler si vous en aviez l’occasion, afin d’épargner des vies ? On retrouve d’ailleurs la même question dans « 22.11.63″ de Stephen King.

Ce film fantastique bénéficie d’une action non stop, et de l’interprétation de Christopher Walken, parfait pour ce rôle de « médium » tragique…  Au fur et à mesure que les pouvoirs de Smith grandissent, ses capacités physiques diminuent. Triste corrélation qui influencera d’ailleurs sa vie… Les visions  de Johnny Smith sont d’ailleurs aussi dérangeantes qu’à l’époque. Walken évoque à deux reprises « La Légende de Sleepy Hollow » de Washington Irving, or il jouera le Cavalier sans tête  dans « Sleepy Hollow », l’adaptation de cette nouvelle par Tim Burton.  Les actions et réflexions du personnage de Walken continuent à interpeller le spectateur. Surtout qu’il y a toujours une zone d’ombre ( la fameuse dead zone) dans ses prédictions.

Martin Sheen n’est pas mal non plus dans le rôle secondaire du politicien véreux, candidat à la Maison Blanche. Détail  amusant : des années plus tard, il jouera le rôle du président Des États-Unis dans la série À la Maison-Blanche. Les autres seconds roles sont également bons.

 Au final, « Dead Zone » de David Cronenberg est un Cronenberg accessible -dans le sens où il est moins choquant ou subversif que d’autres films qu’il a réalisés- et réussi.
Doté d’un suspense efficace, d’un thème fantastico-paranormal intéressant, et d’une interprétation de qualité, ce film fait partie des adaptations de Stephen King à regarder.
La musique signée Michael Kamen complète bien le tableau dressé par Cronenberg.
Le film connut un joli succès à sa sortie, et un téléfilm en a été tiré. Ce film a aussi donné naissance à une série dans les années 2000 …
« Dead Zone » a reçu le Saturn Award du meilleur film d’horreur 1984, le Prix de la critique, prix du suspense et Antenne d’or au Festival international du film fantastique d’Avoriaz 1984, et fut sacré Meilleur film et prix du public au Fantafestival de 1984.  Preuve que le concept du livre et du film était de qualité…

Le saviez-vous ? 
 Stephen King s’est inspiré de  la vie du parapsychologue Peter Hurkos pour sa nouvelle.

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