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[Avis] Jackie de Pablo Larrain avec Natalie Portman – Les écrans de Claire
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[Avis] Jackie de Pablo Larrain avec Natalie Portman

Après « Neruda« , Pablo Larrain continue les films biographiques atypiques avec « Jackie » .
En effet, il traite de l’assassinat de JFK et Jacqueline Bouvier Kennedy, l’icônique Première Dame des Etats-Unis, « Jackie ». Le film a reçu le Prix du Meilleur Scénario à la Biennale de Venise 2016 et le Prix « Platform Prize » au Festival de Toronto en 2016. Ce film très attendu est en route pour les Oscars,  et Natalie Portman pourrait bien remporter un second Oscar dans le rôle titre selon la rumeur… Mais la rumeur a -t-elle raison ?

L’affiche du film JACKIE de Pablo Larrain (c) Bac Films
L’affiche du film JACKIE de Pablo Larrain (c) Bac Films

 

SYNOPSIS
22 Novembre 1963 : John F. Kennedy, 35ème président des Etats-Unis, vient d’être assassiné à Dallas.  Confrontée à la violence de son deuil, sa veuve, Jacqueline Bouvier Kennedy, First Lady admirée pour son élégance et sa culture, tente d’en surmonter le traumatisme, décidée à mettre en lumière l’héritage politique du président et à célébrer l’homme qu’il fut.

 

Jackie Kennedy et ses enfants.

 

 

AVIS : 

« Jackie » est un film assez déroutant et atypique… Sa  structure, particulière, inclut ellipses, ralentis, et des images d’archives retouchées. Le réalisateur bouscule le récit chronologique au risque de frôler l’hermétisme et l’ennui. Il s’agit plus d’une collection de moments que d’un récit traditionnel.

Manifestement, « Jackie » est une oeuvre tout en intériorité, pour aller au-delà de la bio, réfléchir sur la vérité, l’image publique. Pour ce faire, il fallait une actrice capable d’incarner le prisme Jackie Kennedy.

Le jeu de Natalie Portman, nommée aux Golden globes et aux Oscars ne m’a pas impressionnée, contrairement à sa prestation dans « Black Swan ».
Dans « Jackie », Natalie – Jackie est de tous les plans… L’actrice a la plupart du temps, les larmes aux yeux,  elle est au bord du désespoir ou erre, l’air hagard, en pleine confusion, une cigarette ou un verre à la main. Je n’ai pas été émue, sauf au moment où elle annonce qu’elle a enterré deux enfants. Je ne dois pas avoir compris la performance de Natalie Portman, puisqu’elle est donnée pour favorite à l’Oscar de la Meilleure Actrice.

Jackie et Bobby Kennedy

Le scénario imagine les dialogues que Jackie aurait eu avec son entourage (notamment avec Bobby Kennedy – joué par Peter Sarsgaard- et un prêtre incarné par John Hurt) …  On voit une jeune femme torturée, ambiguë, changeant souvent d’avis, ce qui est compréhensible vu les circonstances dramatiques vécues. On la voit aussi concernée par son image, et l’image de son mari décédé.

Le scénario se base aussi sur une véritable interview donnée à un journaliste le 29 novembre 1963. En effet,  une semaine après l’assassinat de son mari,  Jackie Kennedy a convoqué Theodore H. White pour une entrevue. Quelques-unes des déclarations de la jeune veuve sont parues dans LIFE  suite à cette entrevue. C’est cet entretien qui est le squelette du film. Dans le film, Billy Crudup (très bien dans ce rôle secondaire) incarne White, même si le journaliste n’est pas nommé.
On voit Jackie Kennedy raconter – voire dicter !- la légende de son époux,  devenant par la même occasion l’objet de toutes les attentions.

JFK et son épouse Jackie

Cet entretien fut surnommé l’entretien « Camelot » car Jackie Kennedy a révélé que la chanson  de la comédie que JFK aimait le plus était issue de la comédie musicale du même nom. Dans le film, nous entendons d’ailleurs le refrain à plusieurs reprises :« Don’t let it be forgot, that once there was a spot, for one brief shining moment that was known as Camelot. » 

Larrain semble se placer dans la peau du prêtre et du journaliste qui recueillent les propos (confessions ?) de Jackie. Il souhaite clairement montrer toutes les facettes de Jackie Kennedy. Il collecte les citations, reconstitue les lieux, les moments d’une période clé de la vie de Jackie, afin de cerner cette femme connue de tous, mais mystérieuse.

On comprend la réflexion du réalisateur – à savoir faire un film biographique sans être démonstratif. Un film en quête de vérité. Jackie se veut un film sur la psyché de Jackie Bouvier – Kennedy – Onassis, mais aussi une réflexion sur la vraie vie et la vie qu’on rêve. La différence entre réalité et fiction, le fait de romancer sa vie, la fameuse licence poétique. D’ailleurs, on entend dans le film que « Les gens aiment les contes de fées ».
Esthétiquement le film est beau, intellectuellement, il se tient. Malheureusement, j’ai trouvé le film lancinant, ennuyeux par moments et globalement assez froid… Je dois être passée à côté de « Jackie ».

JACKIE

Un film de : Pablo Larraín
Avec : Natalie Portman, Peter Sarsgaard, Greta Gerwig, Greta Gerwig, John Hurt

 

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