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[Avis] Kubo et l’armure magique (Kubo & the Two Strings) – Les écrans de Claire
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[Avis] Kubo et l’armure magique (Kubo & the Two Strings)

 « Kubo et l’armure magique » (Kubo & the Two Strings) a été projeté en avant-première au Festival du film américain de Deauville, et  son réalisateur, Travis Knight, a été convié au festival pour présenter le film.
Je vais tenter de faire court,  car je compte bien revenir sur ce film d’animation exceptionnel à la radio ou autre… en même temps il semble impossible de ne pas être inspiré(e) par « Kubo ».

« Kubo et l’armure magique » est une merveille de film d’animation.  Les studios Laika sont connus pour produire de très beaux films à partir de la stop motion mais celui-là rentre direct dans mon top 5 de l’animation. Nul doute qu’il fera rêver les enfants à partir de 9/ 10 ans et les adultes.

Voici le synopsis :

Kubo est un être aussi intelligent que généreux, qui gagne chichement sa vie en sa qualité de conteur, dans un village de bord de mer. Cette petite vie tranquille, ainsi que celle de ses compagnons Hosato, Hashi et Kamekichi va être bouleversée quand par erreur il invoque un démon du passé. Surgissant des nues cet esprit malfaisant va abattre son courroux sur le village afin d’appliquer une vindicte ancestrale.

Dans sa fuite, Kubo fait équipe avec Monkey et Beetle, pour se lancer dans une épopée palpitante afin de sauver sa famille et percer le secret de la chute de son père, le plus grand samouraï que le monde ait jamais connu. À l’aide de son Shamisen- un instrument musical magique-il va affronter toutes sortes de dieux et de monstres, notamment le terrible Moon King assoiffé de vengeance ainsi que les affreuses sœurs jumelles afin de dénouer le mystère de son héritage, réunir sa famille et accomplir sa destinée héroïque.

Avis

« Kubo » est d’une ambition assez folle au niveau technique , c’est une film traversé par un souffle d’aventure, avec une histoire qui tient réellement la route, entre tragédie familiale et métaphore sur le pouvoir des légendes et des contes…C’est aussi une histoire de transmission et de mémoire…
Cette fois,  les studios Laika (ParaNorman, Coraline, les Boxtrolls) ont été chercher l’inspiration au Pays du Soleil levant ont situé l’action lors de la période Edo, et ils ont vraiment bien fait.

Quant à l’animation en stop motion, c’est du jamais vu pour moi. Que ce soit l’animation des personnages, de leur poil ou cheveux, les origamis qui prennent vie, les décors, tout est bluffant, fluide, magique. On n’ose pas cligner de l’œil !
A l’instar des pliages de Kubo qui prennent vie grâce à son instrument de musique, les figurines prennent vie sous nos yeux, on oublie que ce sont pas des objets animés d’une vie propre et doués de mouvements… La musique raffinée ajoute à l’ambiance épique de l’ensemble, sans grandiloquence.

Kubo a bénéficié d’un doublage de qualité aux USA, faisons un peu de name dropping pour le plaisir : Charlize Theron, Matthew McConaughey, Rooney Mara, Ralph Fiennes, Cary-Hiroyuki Tagawa et pour finir George Takei.

C’est simple : ce film est tellement beau qu’on voudrait qu’il ne finisse jamais. Pourtant, toutes les histoires ont une fin… Et d’ailleurs c’est bien qu’il y ait un dénouement, ce petit bijou nous le démontre de façon assez subtile et judicieuse*. Chez Laika, tout est maîtrisé et on ressort de la projection quasi certain qu’il n’y aura de « Kubo 2 ».
Par contre, lorsque les dernières notes de musique retentissent, on a envie de prolonger la magie… On est pris d’une soudaine envie de se mettre à raconter des histoires, de faire de l’origami, de la musique – et pourquoi pas de l’animation ! Un film d’animation qui inspire autant, fait travailler notre imaginaire, c’est rare mais beau !

En parlant de  fin :  le générique final  sur la musique de « While My guitar gently sleeps » des Beatles, reprise de façon japonisante par Regina Spektor est magnifique. Un brin « méta »  car  il nous montre comment les animateurs ont donné vie à Kubo et ses amis. Un travail titanesque, qui a nécessité des mois de travail acharné. Quels trésors de patience et de minutie ont déployé les animateurs !

En résumé, ne manquez pas ce très beau « Kubo » !

  • Bonus 1 : pour illustrer mes propos, je me permet de vous mettre ci-dessous un making of en timelapse (accéléré.)
  • Edit 13/09 /2016 : vous pouvez  aussi écouter notre dialogue autour du film avec Betty Mourao de Séance live sur le site de Séance Radio. Le lien vers le podcast est ici :

https://seance-live.lepodcast.fr/lactu-des-blogs-cine-kubo-et-larmure-magique-claire-fayau-du-blog-legenoudeclaire-dot-com

KUBO ET L’ARMURE MAGIQUE

‘Kubo and the Two Strings’

Date de sortie : 21 septembre 2016 (1h 42min)
De Travis Knight
Avec Charlize Theron,Matthew McConaughey, Art Parkinson, Ralph Fiennes …
Genre : Animation
Nationalité : Américain

* D’ailleurs, de nombreuses œuvres commencent bien mais déçoivent sur la distance, on sent que le réalisateur/l’auteur n’a pas envie de conclure ou ne sait comment finir son histoire.*

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