Le Genou de Claire
[Avis] Les Variations (2014) de Macha Ovtchinnikova – Les écrans de Claire
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[Avis] Les Variations (2014) de Macha Ovtchinnikova

Le film »Les Variations » de Macha Ovtchinnikova fait partie des « découvertes » du cinéma Saint André des arts situés dans le Quartier Latin de Paris, une sélection intéressante de ce cinéma d’art et d’essai. Il a été également été projeté en avant-première en 2013,  en tant que long métrage hors compétition lors du 18e festival du cinéma de Cosne sur Loire dans la Nièvre.

les variations

Début 2014, la réalisatrice m’a proposé  de visionner son film, long métrage adapté de son court-métrage.
Curieuse, j’ai accepté. Quelques semaines plus tard, je voyais des affiches à la Sorbonne, en effet ce film a été diffusé en février 2014 … Je lai visionné mais j’ai été prise de court pour la publication de mon avis  (et oui tenir un blog, ça prend du temps, temps que parfois je n’ai pas.)
Donc je me lance dans un avis en retard à l’occasion de la reprise estivale du film (Dimanche 27 juillet-
Lundi 4 août -Mardi 12 août ) au Saint André des Arts http://www.cinesaintandre.fr/

Au début  des « Variations » ( rien à voir avec le groupe Les Variations ou les variations Goldberg de Bach), on sent que la réalisatrice a tiré parti de son matériel au maximum, et a tenté des expérimentations visuelles (Jeanne en bôite de nuit et en pleine perdition) ; d’ailleurs les plans du générique sont assez jolis.

Puis on entre dans une sorte de théâtre filmé. Et là tout semble figé. Il faut préciser que l’histoire est une réflexion sur l’amour la mémoire et le temps qui passe. Jeanne, l’héroïne interprétée par Ophélie Bazillou nous parle d’elle ou plutôt nous  déballe sa vie amoureuse compliquée ( avec deuil, folie… ). Exercice difficile pour une actrice. Regard caméra, déballage de sentiments dans un décor minimaliste….

Puis on passe à un autre personnage,  mais finalement tous les personnages ont des liens.
Comme chez un psy, chacun livre ses souvenirs  pour les exorciser et essayer de mieux vivre. Le  personnage de Juliette, lui ne dit rien mais subit… Pour les thèmes on dirait un mélange entre Jean-Paul Sartre (L’enfer c’est les autres), et Ingmar Bergman (« scènes de la vie conjugales »).Mais en version film choral. En parlant de Sartre,  j’ai lu sur Allociné que  latroisième partie du film, » où Jeanne raconte son quotidien aux côtés de son compagnon fou, Pierre, est librement inspirée de la nouvelle de Jean-Paul Sartre « Les Chambres »« . 

Ce qui est assez dommage ( et peut-être dû à un tournage compliqué au niveau financier,hors des circuits de production traditionnels),  c’est que, lorsque vous commencez à vous attacher à un personnage, c’est trop tard, on le quitte de façon assez brutale, avant de le retrouver après un monologue d’un autre personnage. A part Jeanne, personnage central sur lequel la réalisatrice a focalisé son attention. Assez frustrant. Le tournage a duré 15 jours sur une période de 8 mois, et Macha Ovtchinnikova  a été contrainte de faire évoluer le scénario et de resserrer l’intrigue sur le personnage de Jeanne.

Au final, je n’ai pas donc pas adhéré à l’histoire ni été émue. Je pense en revanche que cette expérience de cinéma peut plaire aux étudiants en septième art, et que l’idée de départ était très bonne.

***
Les Variations

 

 

NB : dans le registre film français indépendant, j’avais préféré les Eléphants.

 

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