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[Avis] RÉPARER LES VIVANTS de Katell Quillévéré – Les écrans de Claire
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[Avis] RÉPARER LES VIVANTS de Katell Quillévéré

Aujourd’hui j’aimerais vous parler du film « RÉPARER LES VIVANTS » de Katell Quillévéré (« Suzanne« ), l’adaptation du roman éponyme de Maylis de Kerangal, présenté en compétition à la Mostra de Venise cette année, ainsi qu’au TIFF.

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Voici le synopsis :

Tout commence au petit jour dans une mer déchaînée avec trois jeunes surfeurs. Quelques heures plus tard, sur le chemin du retour, c’est l’accident. Désormais suspendue aux machines dans un hôpital du Havre, la vie de Simon n’est plus qu’un leurre. Au même moment, à Paris, une femme attend la greffe providentielle qui pourra prolonger sa vie…

(via Allociné.)

 

AVIS

« Réparer les vivants » est original, et bien documenté ( les scènes chirurgicales sont assez impressionnantes sans être insistantes). Voilà un film qui pousse à la réflexion, que ce soit sur la vie, la mort, l’amour, le don d’organes…

Dans les scènes du quotidien s’invitent quelques passages oniriques… En parlant de quotidien, le film se passe principalement au Havre, à l’hôpital, mais aussi dans les rues, à la plage, sur les routes… Et la réalisatrice filme très bien cette ville.

Autre remarque – qui saute aux yeux dès l’affiche. Quel casting !  Tahar Rahim, Emmanuelle Seigner, Anne Dorval , Bouli Lanners, Kool Shen, Alice Taglioni, Finnegan Oldfield, Dominique Blanc…
C’est un film choral et chaque acteur est parfait de sobriété, même si certains rôles sont plus développés que d’autres.
Ainsi, Tahar Rahim incarnant avec un grande justesse de ton Thomas Rémige, le coordinateur de greffe.L’acteur a un rôle plus fort que Monia Chokri (muse de Xavier Dolan) ou que Karim Leklou qui incarne le chirurgien Virgilio. Mention spéciale à Emmanuelle Seigner, bouleversante dans le rôle de la mère de Simon.

L’autre rôle important du film apparaît dans un second temps : il s’agit de Claire, jouée par Anne Dorval ( déjà remarquable dans « Mommy » de … Xavier Dolan), cardiaque, à bout de souffle ; cette femme va renaître à la vie et à l’amour grâce à la greffe de cœur du jeune Simon, jeune homme amoureux… je ne sais pas si c’est moi mais je trouve que Galatéa Bellugi qui joue la Juliette  de Simon ressemble un peu à Alice Taglioni, l’amoureuse rejetée par Claire.  Est-ce volontaire ? Peut-être bien.

Aparté –  A ceux qui ont lu le roman :  à ce stade vous devinez que Katell Quillévéré a opéré quelques modifications importantes dans l’oeuvre originale.

Ceci dit, la réalisatrice en garde l’atmosphère et l’intrigue principale, et le film que l’histoire se déroule sur 24 heures…Le tout est accompagné d’une très belle photographie de Tom Harari et de la belle musique d’Alexandre Desplat.

Katell Quillévéré est arrivée à transposer  à l’écran un roman pas évident à adapter, dans le sens où il contient peu de dialogues et beaucoup de descriptions et de pensées. Il faut savoir Maylis de Kerangal n’a pas procédé à l’adaptation de son propre roman, mais a eu un droit de regard sur le film.

Je ne suis pas forcément convaincue de l’efficacité de deux changements dramaturgiques, ou plutôt j’aimerais questionner la réalisatrice et son co-scénariste.

J’ai apprécié que le film ne tombe pas dans le mélo,  ne cherche pas à donner de leçons, tout est très subtil… il y a même un peu d’humour donc on ne passe pas deux heures à pleurer. Par contre le livre creuse plus la psychologie des personnages …

J’avais eu un coup de cœur pour le livre. Je suis ressortie la larme à l’œil de ce film servi par une mise en scène sobre et une interprétation subtile.

Conclusion : « Réparer les vivants », l’adaptation au cinéma par Katell Quillévéré est à voir ! Mais lisez le roman également !

 

RÉPARER LES VIVANTS , dans les salles le 1er Novembre 2016
(durée : 1h43).

Distributeur  : Mars Films

Le roman de Maylis de Kerangal a également été adapté au théâtre.

Une photo publiée par Claire (@ecransclaire) le

3 Comments

    • Claire

      Lili et MissG : le livre reste fidèle au livre, c’est principalement le personnage de Claire qui est développé autrement, avec insistance sur sa relation avec ses fils et une vie amoureuse différente de celle du roman, mais interrompue par la maladie. Après, le film apporte de belles images au livre et s’en sort bien, car le livre était difficile à adapter. Bref, à vous de voir, Mesdames, mais on est quand même dans des œuvres de qualité !

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