[Avis] Adaline (The Age Of Adaline) avec Blake Lively et Harrison Ford

Voilà un rêve aussi vieux que l’Humanité : celui de la jeunesse éternelle… « The age of Adaline » ou « Adaline » reprend cette trame pour nous livrer une romance plutôt réussie. Retour sur un film qui a cartonné aux USA (plus de 13M$ de recettes pour son premier week-end). Et qui sera dans l’Hexagone exclusivement visible en e-cinema à partir du 22 mai…adaline
Synopsis : « Après un accident qui aurait dû lui être fatal, la belle Adaline cesse de vieillir. Aujourd’hui, bien qu’ayant vécu près de huit décennies, elle est toujours âgée de 29 ans. Après avoir mené une existence solitaire afin de ne jamais révéler son secret, une rencontre fortuite avec le philanthrope et charismatique Ellis Jones, va raviver sa passion de la vie et de l’amour. »
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Raconté comme cela, cela parait être un conte de fées … 29 ans à jamais : yououh, en voilà une bonne idée !  Comme le dit la chanson « Forever young , I wanna be forever young…  »
Mais en fait, çà cause de son éternelle jeunesse, la pauvre Adaline est en quelque sorte privée de son propre destin. Elle ne s’autorise plus à aimer,  de peur de perdre ou quitter la personne aimée. On peut donc comprendre que c’est un peu compliqué pour la vie amoureuse de la jeune femme – mais quand le prince charmant frappe à sa porte, on trouve quand même dommage qu’elle le congédie. Surtout que même sa fille, devenue une dame à l’âge respectable,  la pousse à retomber amoureuse.
Sa fille parlons-en :  Flemming passe pour sa grand -mère… mais sa santé décline. Alors que Adaline a gardé la vigueur de ses 29 ans !
Finalement Adaline donnerait tout pour prendre de l’âge. Et le scénario va dans ce sens, insistant un peu trop sur l’aspect  » Comme je ne peux pas vieillir, je ne peux imaginer un futur amoureux avec un homme ».
D’habitude dans les mélodrames, ce sont des personnes malades qui s’éveillent à nouveau  à la beauté de la vie et de l’amour. Là, au moins, ça change un peu !
Adaline est un témoin discret de l’Histoire mais elle ne semble avoir retenu que des faits divers ou des anecdotes pour le Trivial Pursuit… je vous concède qu’elle est aussi devenue polyglotte et que c’est plutôt cool. Mais elle n’utilise les connaissances accumulées que pour mieux se cacher. Autre fait révélateur : elle travaille aux archives de la ville de San Francisco, repassant en boucle des extraits de vieux documentaires. d’ailleurs cette scène de flashback est très belle. On dirait réellement qu’elle est passée à côté de sa vie et de la vie en général.
Donc Adaline voudrait prendre de l’âge, avoir des cheveux blancs, des rides … A l’inverse de nombreux hommes et femmes qui refusent de se voir vieillir. Ou du star system hollywoodien qui n’offre plus vraiment de rôles intéressants aux femmes après 45 ans.
On pense bien sûr à « Benjamin Button » , sauf que Button rajeunissait, alors que la belle Adaline reste bloquée sur un âge précis : 29 ans – je passe sur l’explication pseudo scientifique pour cette jeunesse éternelle.
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Le choix de Blake Lively pour Adaline est parfait : tout d’abord c’est une actrice d’une grande beauté, qui fait très jeune…  De plus elle a adopté un jeu sobre qui fait qu’on croit qu’elle peut avoir plus de 100 ans. je l’avais remarquée dans Les Vies privées de Pippa Lee , the Town et Savages ; Trois rôles très différents…  et à chaque fois elle apportait une certaine fraîcheur à ses personnages plutôt tourmentés.

Autre jolie interprétation de la part de Michiel Huisman, alias Ellis, alias le prince charmant ( beau, altruiste et milliardaire). Comme Blake Lively,  il vient de la TV ( en particulier de « Games of thrones » mais je ne l’ai pas encore vu remarqué dans cette série.) Et comme Lively il est plutôt bien sur grand écran.  Il ne se sort pas trop mal de ce rôle assez cliché.

harrison ford Kathy Baker

Mais les acteurs les plus remarquables sont » les vieux de la vieille ». Harrison Ford joue William, le père de l’amoureux de la belle Adaline…  Et bien je ne vous en dis pas plus, mais Harrison Ford est très bien dans ce rôle – que ce soit dans son regard ou dans son attitude. Dommage que son – beau- personnage arrive tard dans l’histoire – mais en même temps il est essentiel.  Dommage également qu’il soit un peu éclipsé vers la fin. En tout cas, cela m’a fait plaisir de le revoir en attendant le prochain Star Wars.

La meilleure performance vient de la part de la pétulante Ellen Burstyn, qui joue Flemming âgée. La scène où elle apparaît la prochaine fois est un  très beau moment de cinéma. Dans un restaurant à partir de quelques répliques anodines, Mesdames Burstyn et Lively nous donnent l’impression que la plus jeune est effectivement la mère et la plus âgée, l’enfant ! C’est aussi ça la magie du cinéma. Nous faire croire à l’impossible.

Au final, « Adaline » permet de passer un moment très agréable. Voilà un film d’amour qui à mon avis aurait pu mériter les honneurs d’une sortie en salle. Le film bénéficie d’un bon point de départ pour le scénario,  d’une photographie et d’une mise en scène soignées, et d’une relativement bonne interprétation. « Adaline » a peut-être été jugé trop classique ou fleur bleue. Mais ce genre de bobines un brin rétro fait du bien.

 

adaline ecinema

Exclusivement en E-cinéma le 22 mai 

The age of Adaline

sortie en France le vendredi 22 mai  2015 exclusivement en e-cinema*.

(Disponible sur l’ensemble des services de Vidéo à la demande)

Édit 26 août 2015 : la sortie vidéo est prévue pour le 16 septembre 2015.

 

Un film de Lee Toland Krieger
Avec

Blake Lively (The town, Savages)
Michiel Huisman (Game of thrones, Wild)
2014 / Langue de tournage: Anglais / Couleur

 

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