[Avis] Waste Land avec Jérémie Rénier

 

« Waste Land » est le dernier volet d’une trilogie intitulée « Anatomie de l’amour et la douleur », tryptique commencé par Pieter Van Hees avec « Left Bank » en 2007 et suivi de « Dirty Mind » en 2009.

« Waste Land » a été présenté à Toronto en septembre dernier et a reçu le prix Cineuropa au Festival de Cinéma Européen des Arcs, en décembre. Il est sorti en salles en France le 25 mars dernier.

 

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Noir, c’est noir… il n’y a plus d’espoir ( air connu). Le film a beau parler du passé colonial de la Belgique de ses conséquences et du sentiment de culpabilité qui en résulte, mais c’est principalement un polar, un film noir. L’histoire est donc assez classique dans le genre…  L’ambiance est très glauque, d’ailleurs la photographie est très sombre, beaucoup de nuits et de lumière électrique ( seule scène lumineuse-dans les deux sens du terme – et naturelle,  celle avec un nouveau né… et encore il y une sorte de contrejour sur le héros… C’est une très belle scène.)

 

Le héros – ou plutôt anti-héros de Waste Land- est un flic très névrosé, au bord du burn out et de la rupture familiale…   Ce policier est incarné par Jérémie Rénier  (incarné,  c’est vraiment le terme, tellement l’acteur semble souffrir dans sa chair et donne de sa personne) Rénier est vraiment un acteur caméléon,  quand on pense qu’il a incarné le fluet Claude François ou Pierre Berger… Ici , c’est un homme costaud, un peu empâté même . L’acteur est impressionnant dans ce  film, parfaitement convaincant. (Au départ, son rôle très physique devait être confié à Matthias Schoenaerts , qui avait déjà fait ses preuves dans « Bullhead »ou « De Rouille et d’os ».  Mais je pense que ce dernier a envie de changer de genre et de s’essayer au film historique, voir « Suite Française » ou les Jardins du Roi.)

 

Au final, « Wasteland » n’est pas ma tasse de thé, le film étant un peu trop désespéré à mon goût. Il m’a manqué quelque chose. J’ai un peu pensé à « Drive » ou même « Only God Forgives » pour l’esthétique travaillée et un brin poisseuse de certaines scènes, notamment la fin – mais je n’ai pas ressenti le même choc. En revanche, le film est un écrin pour Jérémie Rénier  qui confirme encore une fois l’étendue de son talent.

 

 

 

Jérémie Renier © Chrysalis Films

 

Bande annonce :

 

 

 

 

Waste Land

(Belgique)
Date de sortie : 25 mars 2015 (1h37min)
Réalisateur Pieter Van Hees
Avec Jérémie Renier, Natali Broods, Babetida Sadjo

 

Distribution : Chrysalis Films

 

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