[Blu-ray] Le Retour de Mary Poppins

Mary Poppins est de retour ! J’ai manqué la sortie au cinéma cet hiver, heureusement Le Retour de Mary Poppins de Rob Marshall est sorti le 26 avril 2019 en DVD et Bluray.

J’ai pu tester le Blu-ray reçu dans le cadre de DVDtrafic, l’avis se trouve donc également sur le site Cinétrafic.

Je dois d’abord confesser que j’étais un peu sceptique sur Le Retour de Mary Poppins. Néanmoins j’étais curieuse du résultat, surtout après avoir vu des extraits… Le fait de savoir que le film fut nommé à plusieurs reprises aux Oscars , Golden Globes, Baftas Awards a également aiguisé ma curiosité.
De plus, le précédent film musical de Disney, Casse-Noisette, m’avait au final plutôt plu malgré un scénario avec des faiblesses… Pour toutes ces raisons, Le Retour de Mary Poppins était pour moi un film à voir. En dépit des nombreux avis qui ne classaient pas Le Retour de Mary Poppins parmi les meilleurs films de tous les temps selon les spectateurs

Un retour pas Supercalifragilisticexpialidocious !

Ne tournons pas autour du pot, le scénario est une transposition de Mary Poppins, plus qu’une suite. D’aucun parleront de recyclage et c’est tout à fait cela. On retrouve donc Londres ( ville déjà mise à l’honneur dans le premier opus, dans Peter Pan, et récemment …dans Casse Noisette.)

Emily Blunt fait une Mary Poppins assez insipide -et oui-, apparemment froide, ce qui est surprenant de la part de cette actrice qui peut s’avérer excellente dans des registres très divers (Sicario, Le diable s’habille en Prada, Sans un bruit, Des saumons dans le désert.) Elle était même bien dans le médiocre La Fille du Train
Remplacer Julie Andrews était certes un défi de taille, mais Ms Blunt avait de nombreux atouts : l’origine britannique, le physique agréable, les yeux d’un joli bleu, le fait qu’elle sache danser et chanter… Au final la mayonnaise ne prend pas !
Le pire c’est qu’on ne peut rien reprocher à l’actrice, car elle ne joue pas mal en soi et elle assure dans les numéros musicaux. Une des chansons qu’elle interprète a même été nommée à l’Oscar. Mais j’ai trouvé que quelque chose clochait…

Mary est revenue s’occuper des enfants Banks, Michael est devenu papa de non pas deux , mais trois enfants. Les jeunes interprètes font leur part du travail, ils jouent, dansent et chantent correctement, et sont bien mignons.
La femme de Michael, mère de ses enfants, est récemment décédée – comme la mère dans Casse Noisette ! La famille Banks doit faire son deuil.

Michael est joué par Ben Whishaw. Ce n’est pas le meilleur rôle de l’acteur mais il n’est pas mauvais non plus, même quand il pousse la chansonnette. Jane Banks est interprétée par la toujours charmante Emily Mortimer. Jane, est une activiste elle fait partie du mouvement Labor et aide les gens dans le besoin, sa mère elle, était aussi activiste, elle était suffragette. Et Michael, artiste frustré, réprimant sa sensibilité travaille à la banque comme son père le faisait jadis. Nous sommes dans les années 30 et c’est la Grande Dépression… Les temps sont durs pour tout le monde, sauf pour les banquiers.
Mais peu importe l’époque, Michael se conduira avec ses enfants comme le faisait son père et les enfants en voulait aider leur père vont mettre son travail à la banque en péril… ( Cela ne vous rappelle rien ?)

En parlant de banque, Colin Firth interprète William Weatherall Wilkins, le président de la banque. L’acteur a certainement voulu s’octroyer une petite récréation entre deux tournages plus exigeants… Parce qu’il se fait voler la vedette par Dick Van Dyke qui n’apparait que quelques minutes…

Pour rappel, Dick Van Dyke jouait deux personnages dans le premier film : le ramoneur-artiste de rue Bert ainsi que le banquier M. Dawes Senior – il avait alors la trentaine et ont l’avait vieilli de 60 ans. Presque 60 ans plus tard, Dick Van Dyke, joue M. Dawes… Junior !
C’ est le seul acteur à jouer dans les deux films et on peut dire que ce monsieur assure, à plus de 90 ans, il danse et saute comme un jeune homme ! Karen Dotrice, la petite Jane du film de 1964, ne fait qu’un caméo. Et Julie Andrews a refusé de faire partie de l’aventure.

Lin-Manuel Miranda succède en quelque sorte à Van Dyke dans le rôle de l’ami de Mary. Il interprète un nouveau personnage, Jack, un allumeur de réverbère qui croit à la magie et tombe amoureux de Jane.
Même si Miranda ne possède pas la gouaille de Van Dyke, il est bluffant dans les numéros chantés ( sacré débit de paroles à un moment donné!) et dansés. Le film aura eu le mérite de me faire découvrir cet artiste.

Au casting il faut aussi citer Angela Lansbury dans une sympathique apparition et Julie Walters dans un rôle mineur. Et puis il y a Meryl Streep...

Emily Blunt et Meryl Streep chantaient déjà toutes les deux dans Into The Woods, le précédent film de Rob Marshall.
Les deux actrices n’ont plus rien à prouver au niveau vocal, mais la mayonnaise ne prend pas… Décidément je préfère Meryl Streep dans les drames.
Meryl Streep incarne une sorte de Chapelier Fou au féminin, bricoleuse de génie un brin cyclothymique… mais Topsy Turvy décide de prendre la vie du bon côté en changeant son point de vue, grâce à sa cousine Mary Poppins.
Le monde de Topsy se renverse, et tout le monde se retrouve la tête à l’envers en chantonnant… ce qui fait penser au vieux monsieur dans le premier opus qui à force de rire se retrouvait au plafond, et dont le rire communicatif se transmettait.

Le scénario n’innove donc en rien, ne prend aucun risque, et il est donc très prévisible. Le final rappelle tellement le premier – sauf qu’on échange un cerf volant contre un ballon… Les péripéties se résolvent finalement très facilement. Au passage : la résolution finale est une vraie publicité pour la Banque.
De plus le réalisateur semble avoir envie d’étirer le film, j’aurais bien enlevé une demi-heure. J’ai d’ailleurs mis en pause le Blu-ray…

Maintenant il y a un aspect qui est réussi : le visuel magnifié par la qualité d’images offerte par le format Blu-Ray.
La reconstitution de Londres et en particulier de l’allée des Cerisiers ( Cherry Tree Lane), les costumes, la mélange d’animation 2 D et de live action parfait, la scène sous-marine magnifique, le passage final avec les ballons poétique… Le moment avec les allumeurs de réverbères est très bien fait, on peut même y voir des cascadeurs à vélos et du Parkour.

Malheureusement les musiques ne sont pas aussi mémorables que dans le premier Mary Poppins.
C’est regrettable que l’ensemble ne laisse pas tellement de souvenirs.

Dommage également que le scénario et la direction d’acteur n’aient pas été plus inspirés… Sans doute que les personnes à l’origine du projet étaient trop nostalgiques pour tenter de donner un coup de jeune à Mary Poppins.

« Le Retour de Mary Poppins » en vidéo

Le Blu-Ray est d’excellente facture : un grand choix de langues ( et même une audio description) et des bonus classiques mais intéressants comme les scènes coupées. Et une image superbe, on apprécie sa beauté même dans les bande-annonces des prochains films à venir (Aladdin et Toy Story.)
Certaines scènes coupées au montage auraient peut-être valu le coup d’être gardées.
Je regrette que la chanson sur le « zoo d’humains » n’ait pas été retenue. Elle aurait apporté le grain de folie qu’il manque au film. Après, elle a sans doute été jugée trop bizarre.

En DVD, Blu-Ray, coffret Mary Poppins/Le Retour de Mary Poppins et en VOD depuis le 26 avril 2019

Pour en savoir plus,le site et la page Facebook de Walt Disney Pictures.

Bande-annonce sur Cinetrafic : https://bit.ly/2xqU4XG

Pour aller plus loin, vous pouvez visionner Dans l’ombre de Mary- La Promesse de Walt Disney

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