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(Blu-Ray) Satoshi Kon, l’illusionniste de Pascal-Alex Vincent – Cannes Classics 2021

Projeté au Festival de Cannes 2021 dans la section Cannes Classics, le documentaire Satoshi Kon, l’illusionniste de Pascal-Alex Vincent est consacré à Satoshi Kon, un maître de l’animation japonaise (1963-2010).
Connu entre autres pour Perfect Blue (1997),Millénium Actress (2001) et Paprika (2006), Satoshi Kon (今 敏) est l’auteur de quelques bandes dessinées – le jeune mangaka a commencé sa carrière aux côtés de Katsuhiro Ôtomo (“Akira”) – d’une série TV et de quatre longs-métrages. Il a été emporté par un cancer jeune ( à 46 ans) mais il a marqué pour toujours le monde de l’animation. Le film sort en vidéo le 18 janvier 2022( dont un combo Blu ray /DVD en édition prestige limitée).

Director Satoshi Kon waves to the crowd as he arrives at the Cinema Palace in Venice September 2, 2006. Kon’s latest movie « Paprika » is showing at the Venice film festival. REUTERS/Fabrizio Bensch (ITALY)
REUTERS via L’Express du 25 aout 2010 https://www.lexpress.fr/culture/cinema/satoshi-kon-maitre-de-l-animation-japonaise-est-mort_914678.html

Résumé

Satoshi Kon, l’illusionniste évoque la trajectoire d’un auteur solitaire, dont la vie fut dédiée à la bande dessinée et à l’animation pour adultes. Le réalisateur Pascal-Alex Vincent (Donne-moi la main, Miwa : à la recherche du Lézard Noir) est allé à la rencontre de ceux qui ont connu Satoshi Kon ou qui ont travaillé à ses côtés, de Tokyo à Los Angeles en passant par Paris ou Londres.
Généreusement illustré d’images de ses films ou d’archives rares, le documentaire est une plongée dans le milieu de l’animation des années 2000, mais aussi dans l’oeuvre d’un cinéaste au destin tragique, devenu réalisateur culte dans le monde entier.
Ses collègues ou amis témoignent : Mamoru Oshii (Ghost in the Shell), Mamoru Hosoda (Les Enfants loups, Ame & Yuki), mais aussi le légendaire Masao Maruyama, cofondateur en 1971 du studio Madhouse qui a produit les films de Satoshi Kon. Quant aux cinéastes étrangers (Darren Aronofsky, Requiem for a Dream ; Jérémy Clapin, J’ai perdu mon corps), ils viennent évoquer l’importance de l’œuvre de Kon à l’international.

https://carlottafilms.com/films/satoshi-kon-lillusionniste/
Montage des films de Satoshi Kon. Photo via Le Polyester http://www.lepolyester.com/teaser-du-doc-satoshi-kon-la-machine-a-reves/
Hommage à Paranoia Agent

Ce documentaire nous emmène au Japon, mais aussi à Londres et à New York… très bien documenté, étayé par des témoignages et des extraits parlants, Pascal Alex-Vincent nous donne les clés pour mieux comprendre l’artiste et ses œuvres. La spécificité des films d’animations de Satoshi Kon était déjà la virtuosité de son animation et sa capacité à mêler réalité et fiction.Tokyo Godfathers est un peu à part puisqu’il livre aussi une critique sociale, ses héros étant des SDF tokyoïtes recueillant un bébé.
Les intervenants sont prestigieux , ils nous livrent un portrait précis et parfois peu flatteur du réalisateur. « Il était génial mais c’était un sale type !  » Cela surprend de tomber sur documentaire honnête !
Tous en tout cas déplorent sa perte et lorsqu’on voit ses derniers projets : Dreaming Machine, un film familial de SF ,et un autre projet ( présenté en bonus) on se dit effectivement que Satoshi Kon est parti trop tôt…

Les bonus

BR et DVD :
« Satoshi Kon, l’interview inédite » par le journaliste Simon Abrams, lors de la rétrospective au Lincoln Center de New York en juin 2008 (11′) . Intéressant mais que c’est mal filmé !
« Maruyama et Kon, le dernier projet » : Après le film Dreaming Machine, Madhouse avait un autre projet pour Satoshi Kon. Précédé d’une introduction de Pascal-Alex Vincent, le producteur Masao Maruyama nous en parle (4′)
« Megumi Hayashibara, la voix de Paprika » : la plus célèbre doubleuse d’anime (de Hello Kitty à Ghibli) et de jeux vidéo évoque son travail avec Satoshi Kon (6′) Entretien très émouvant et sincère semble- t-il.
« Masashi Ando, de Hayao Miyazaki à Satoshi Kon » : le réalisateur et character designer Masashi Ando, l’homme qui inventa Chihiro et Paprika, revient sur son travail au Studio Ghibli et à Madhouse (5′)
« Yasutaka Tsutsui, l’écrivain par qui tout est arrivé » : à l’aube de ses 90 ans, le célèbre auteur de science-fiction évoque sa relation avec Satoshi Kon (3′) Très intéressant, notamment ses réflexions sur internet et ses méfaits mais trop court ! Cela donne envie de lire ses œuvres.
« Jérémy Clapin, un cinéma participatif » : l’auteur de J’ai perdu mon corps revient sur l’importance de l’œuvre de Satoshi Kon (4′) Ce bonus complète un peu les réflexions de J.Clapin.
Bande-annonce originale

Satoshi Kon, l’illusionniste de Pascal-Alex Vincent

Documentaire – France/Japon – 2021 – 82 min – couleurs – 1.85 – VOSTF – DCP – Sélection Cannes Classics 2021 – Visa n° 2021001400

Avec Darren Aronofsky,Marc Caro, Jérémy Clapin, Megumi Hayashibara, Mamoru Hosoda, Junko Iwao, Masao Maruyama, Masayuki Murai, Mamoru Oshii, Rodney Rothman, Aya Suzuki

Photos ©Allerton -Carlotta films sauf mentions contraires.

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