Compte-rendu et palmarès du FFAST 2015

N’ayant pas eu la chance d’assister aux deux premières éditions, par manque d’information ( c’est un festival plutôt discret ), c’est avec une curiosité accrue que nous avons découvert cette 3 ème édition du FFAST (Festival du film d’Asie du Sud transgressif ) qui s’est déroulé du 3 au 10 février au Reflet Médicis.

 

FFAST 3 edition

FFAST 2015: some fast movie critics

Dès la séance d’ouverture à l’Arlequin, nous avons compris que nous avions quitté l’univers sucré de Bollywood.
Le film indien « That girl in yellow boots «  était particulièrement sombre.
Dans cette histoire d’une jeune femme à la recherche de son père ,on apprend combien  » une poignée de main  » (dans un salon de massage ) peut être  » incendiaire » ( en référence à » Incendies » de Denis Villeneuve sur les origines familiales troubles …) Une tragédie contemporaine très bien interprétée, et réalisée avec brio .
Par contre, âmes sensibles s’abstenir car on nage dans la dépression et le désespoir. De plus, on est troublé par la présence permanente de la corruption qui semble familière aux fonctionnaires.
Ce film est particulièrement intéressant car il décrit le voyage initiatique d’une jeune anglaise qui se retrouve seule pour affronter une culture différente.

Quant au film de la soirée de clôture, « Queen » , ce fut un pur divertissement , une autre invitation au voyage mais cette fois une expérience positive , truffée de chansons et pleine d’optimisme.
Après avoir été délaissée par son fiancé, Neelu, qui a décidé de rompre deux jours avant le mariage , la jolie et naïve Rani s’envole pour l’Europe , dans les lieux où elle aurait dù faire son voyage de noces .
Les moments où elle découvre Paris et Amsterdam sont à la fois très drôles et attendrissants car ils sont synonymes de liberté pour la jeune fille.
Un film accessible , populaire, qui fait du bien.

Entre ces deux longs métrages très différents,nous avons souri devant « Zinda Laash » , Dracula au Pakistan, un long métrage de 1964 , en noir et blanc avec une musique grandiloquente , très classe dans le genre « nanar vampirien  » à ne pas laisser aux oubliettes.

Zinda Laash
Zinda Laash (Photo credit: Wikipedia)

Et puis, nous avons tenté de comprendre « Opération 21 » où les sous-titres n’étaient pas au point ,et où  « l’histoire d’une puce (électronique ) qui tue  » était particulièrement complexe. Ce film pakistanais, cette fois très moderne qui a rencontré un succès certain dans son pays d’origine : film d’espionnage très noir , très violent , très long.

Nous sommes retournés en Inde pour voir « Lucia » de Pawan Kumar, un mélange de » Cinéma Paradiso » et de » La rose pourpre du Caire » où le personnage principal oscille entre le rêve et la réalité . Un peu difficile à suivre .

Le ‘film à découvrir’ a été « Titli une chronique indienne » de Kanu Behl qui a remporté le Prix du public.
Ce film devrait être distribué en France le 8 avril 2015. Ce récit d’un jeune homme qui essaie d’échapper à la violence familiale , ses deux frères étant des braqueurs de voitures , intraitables , est bien construit. Les acteurs sont percutants. La société indienne est décrite sans concessions. Ce film très dur marque les esprits …

titli
Titli (c) D.R.

Ce qui nous a frappés, c’est l’hyper réalisme des films avec souvent une pincée de naïveté et un grand souffle de violence.

Merci à l’association SAPNA qui a organisé ce festival avec l’aide de fidèles bénévoles.

La sélection a été très variée. On peut seulement regretter que parmi les pays d’Asie du Sud, seuls l’Inde et le Pakistan aient participé à ce festival.

Et bravo pour l’affiche qui est vraiment très réussie.

Nous sommes prêts pour recommencer l’expérience en 2016 !

Michèle et Jacques

Le palmarès de la 3ème édition du FFAST :

palamrès FFAST

 

 

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