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La Belle époque de Nicolas Bedos – Les écrans de Claire
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La Belle époque de Nicolas Bedos

Voici l’avis de Florian sur « la Belle époque », second long -métrage de Nicolas Bedos après le réussi Monsieur et Madame Adelman.

Projeté au festival de Cannes, le film a ensuite été montré en ouverture
du Festival Lumière 2019 à Lyon. Une première pour un film contemporain !

Si Nicolas Bedos a un humour et un style particulier qui ne plaît pas forcément à tous, il se distingue de son père en se mettant à la réalisation.
Son deuxième film, « La Belle époque », présent à Cannes hors compétition, s’amène prochainement sur les écrans et emmène un beau casting composé entre autre de Daniel Auteuil, Guillaume Canet ou encore Fanny Ardant, ainsi que quelques seconds rôles de choix avec Pierre Arditi ou Bruno Podalydès.

Qu’on ne s’y trompe pas, « La Belle époque » est une histoire d’amour, un film romantique sur deux personnes qui se sont aimées, mais qui ont changé. Et c’est de ce postulat- là, de la nostalgie d’une époque révolue face à une nouvelle ère, que naît le principe du film : pouvoir revivre une époque précise. Bien loin du concept de voyage dans le temps ou de réalité virtuelle (quoique), toute cette partie s’avère comme une belle métaphore du monde du cinéma.

Entre les coulisses, les décors ou l’égo de certains, le film parvient au travers d’une belle histoire d’amour à proposer un constat sur le monde du cinéma, sur le faux qui donne l’illusion du vrai. Cette double vision se ressent de plus en plus au long du film, entre le regard initialement critique et cette plongée dans l’irréel de plus en plus importante.

Faisant penser à un certain niveau au fabuleux « Truman Show », le film nous permet d’offrir une histoire pleine de rebondissements, plus ou moins évidents, n’hésitant pas à mélanger les différents sentiments tout au long du film. Mélancolique, le film alterne aisément le drame, la romance, en ponctuant le tout avec un humour parfois trop présent et du coup forcé.

Mais surtout, en nous replongeant dans une époque aujourd’hui parfois fantasmée, elle nous permet aussi de mesurer certaines évolutions positives qui ont pu être acquises depuis.

Au niveau du casting, c’est un sans-faute, et la partition attribuée à Doria Tillier est parfaitement jouée. Son alchimie avec un Daniel Auteuil touchant, permet d’encore plus élever le film.

Alors certes, on peut reprocher une partition musicale parfois trop présente, nous faisant douter aussi de la dimension diégétique du film – certains morceaux sont-ils dans le cadre de l’histoire ou pour dynamiser ce qu’il se passe à l’écran?- et un début qui traîne un peu trop pour rentrer dans le vif du sujet avec certains éléments peut-être trop mis en avant. Mais le résultat final nous fait passer par tellement d’émotions, en nous proposant une histoire complète, cohérente et originale, qu’on peut sans souci passer outre ces quelques petits défauts.

« La Belle époque » est une véritable surprise. Ce film nous donner envie de (re)découvrir le premier film du réalisateur « M. et Mme Adelman » et d’ attendre les prochaines aventures de notre espion français préféré,OSS 117, puisque N. Bedos va être amené à réaliser le 3ème long-métrage centré sur Hubert Bonisseur de la Bath, où OSS 117 se trouvera cette fois en Afrique.

Florian Bizieux

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