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(Sortie Vidéo) Wonder Woman 1984

Il y a quelques années de cela, je passais en revue sur ce blog le coffret de DVD « Tomb Raider / Wonder Woman ». Autrement dit : les films girl power de Warner Bros.

J’écrivais que je me laisserais bien tenter par la suite des aventures de l’héroïne de DC Comics .On connaissait déjà le titre : WONDER WOMAN 1984. Le film est sorti en vidéo le 7 avril 2021. Dont acte. Voici mon avis.

AVIS (avec spoilers).

On ne va pas y aller par quatre chemins. Wonder Woman 1984, c’est une adaptation de DC Comics, c’est un film de super-héros, c’est donc un « blockbuster » formaté.
Et globalement cette suite présente les mêmes qualités et les mêmes défauts que le précédent opus. Patty Jenkins a opté pour le ‘toujours plus’ en matière de grand spectacle et d’effets spéciaux. Gal Gadot est convaincante en Diana Prince. Si j’ai bien compris elle a effectué elle -même toutes les cascades du film : chapeau !

Par contre l’histoire n’est pas toujours passionnante (j’y reviendrai en détails avec quelques spoilers) et surtout encore une fois on peut regretter que le film soit un peu trop long, avec des scènes pas forcément utiles à l’intrigue.

Commençons par l’histoire. Nous sommes en 1984, à Washington -année ô combien symbolique en matière de science-fiction, mais passons.

A Washington, Diana Prince alias Wonder Woman travaille pour le Smithsonian : elle y est spécialisée en histoire ancienne et en archéologie. Diana ne se remet pas de la mort de l’amour de sa vie, Steve Trevor, il y a plusieurs décennies de cela. Parallèlement à son travail, elle continue à défendre la veuve et l’orphelin, en toute discrétion.

Avec une nouvelle collègue spécialisée en gemmologie, Barbara ( jouée par Kristen Wiig), elle découvre l’existence d’une ‘pierre à rêves’ qui permet d’exaucer les vœux…

Et là : Steve ressuscite pour le plus grand bonheur de Diana- mais aussi pour celui des fans de Chris Pine. Ce militaire pilote pendant la Première guerre mondiale découvre avec effarement et une certaine délectation l’Amérique des années 80. On peut ainsi le voir enfiler des tenues typiques des eighties ( oui, avec le sac banane), avoir peur de l’escalator ou encore s’extasier devant un métro ou une fusée. C’est aussi un petit clin d’œil au premier film Wonder Woman ; cette fois-ci les rôles sont inversés : c’est Diana qui apprend à Steve comment évoluer dans le monde qu’il découvre.

L’attribut alt de cette image est vide, son nom de fichier est ww-et-cheetah-1024x503.jpg.

De son côté la timide Barbara a fait le vœu de ressembler à Diana… Elle se transforme progressivement en féline super prédatrice, Cheetah.
Et surtout un certain Max Lord ( Pedro Pascal qui en fait des tonnes ) fait le vœu suprême : devenir la pierre de vœux …. Il se métamorphose ainsi en une sorte de génie, un demi -dieu mégalo capable d’exaucer les souhaits de chacun ; en échange, il se nourrit de leur force vitale et obtient d’autres avantages comme la toute- puissance. Une broutille…

Wonder Woman se retrouve donc bien en difficulté d’autant plus qu’elle commence à perdre ses pouvoirs, à cause du vœu qui lui a été accordé…
Devra-t-elle renoncer à son désir de vivre avec Steve pour sauver le monde ? Vous avez sans doute déjà la réponse.

Le scénario possède quelques idées très sympathiques comme la relecture du mythe faustien ou d’Aladdin…
Ou encore l’idée de situer l’intrigue dans les années Reagan, en pleine guerre froide et apologie du capitalisme made in USA.
Cela permet quelques développements intéressants, et des clins d’œil pleins de nostalgie aux spectateurs qui ont connu la période : je pense aux costumes, maquillages, coiffures… Ainsi, à un moment on a l’impression de revoir un costume de Michael Jackson dans son clip Thriller, à un autre un sosie de Gertie dans le film E.T. A un moment (assez planant) du film, on se croirait dans un Superman. D’ailleurs Patty Jenkins a dit qu’elle avait été influencée par le film Superman en date de 1978…

En ce qui concerne les messages du film- du moins ce que je crois avoir compris- les voici en vrac et sous forme d’aphorisme :

– L’amour est plus fort que la mort.

– Si chacun voyait ses vœux réalisés, ce serait l’anarchie, voire la fin du monde… ( une réflexion philosophique plutôt intéressante , mais seulement esquissée….)

-Il ne faut pas vouloir ressembler à quelqu’un mais garder sa personnalité.

– Il ne faut se mentir à soi -même ni aux autres. La vérité est une vertu suprême.

– Il vaut mieux perdre que tricher.

– L’égoïsme peut nous faire tout perdre ( j’exagère).

– Les enfants sont la voie de la raison et valent plus que le pouvoir, la réussite ou l’argent. Etc.

Je persiste à penser toutefois que le film est trop long ( comme cette chronique). Certaines scènes ne servent à rien – voire desservent le film – citons l’avion sous le feu d’artifice ( à ne pas refaire chez soi !!). Et l’introduction avec l’enfance de Wonder Woman , son entraînement avec les Amazones est certes très spectaculaire et assez prenante mais aurait pu être raccourcie… voire supprimée – si ce n’est le fait que Robin Wright et Connie Nielsen n’auraient pas eu leur nom au générique.

L’inévitable combat final entre Cheetah et Wonder Woman en armure ailée donne l’impression d’assister à un combat entre un oiseau et un chat mais avec des effets spéciaux à 100000 dollars la minute. Et il y a beaucoup (trop) de minutes dans ce match.
Quelques scènes sont aussi un peu trop hollywoodiennes et larmoyantes à mon goût.Au niveau de l’interprétation d’ailleurs ce ne sont pas les plus réussies…

Coté casting : Gal Gadot est convaincante dans l’ensemble , elle porte le film sur ses épaules notamment les scènes d’actions.
Chris Pine semble se réjouir d’être de retour et leur duo fonctionne plutôt bien.
L’idée de faire appel à Kristen Wiig pour jouer Barbara/Cheetah est très bonne. L’actrice incarne d’habitude des personnages comiques, son physique contraste d’abord beaucoup avec celui de Gal Gadot.
Au début du film, elle est peu sûre d’elle, habillée de façon insignifiante… Puis, magie du cinéma et du maquillage, elle embellit, développe une force et une vitesse surhumaine …Et elle devient une adversaire redoutable, sa métamorphose l’ayant fait basculer du côté obscur… Passons un peu sur sa mutation animale. On pourrait trouver cela un peu ridicule, mais n’oublions pas que ce personnage est une adaptation de celui des comics.

Je suis moins convaincue par le jeu (sur jeu?) survolté et un brin grimaçant de Pedro Pascal. Il faut dire que ce personnage est assez brouillon, inspiré de Gordon Gekko et Donald Trump (Source : Wikipédia)… et peut-être un peu de Scarface. Son retournement psychologique arrive un peu comme un cheveu sur la soupe.

Enfin, le scénario arrive in fine à retomber tant bien que mal sur ses pattes, malgré ses incohérences et ses flous artistiques.
Et si vous recherchez du panache et de l’émotion, vous les trouverez dans la scène post-générique : un hommage à la première Wonder Woman sur écran, j’ai nommé Lynda Carter.

Pour conclure je dirais que Wonder Woman 1984 offre du grand spectacle, mais n’évite pas certains écueils comme de gros problèmes de rythme ou des moments à la limite du ridicule ( ou carrément ridicule, cela dépend de votre état d’esprit). Je suis assez partagée car j’ai apprécié certains moments ; mais Patty Jenkins a quand même gâché en partie la promesse de la bande annonce.
Par moments j’ai eu un peu de peine à suivre ce qui se passait !
Peut-être que comme Maxwell Lord, elle a été tentée par le « toujours plus »…
Bien entendu si vous recherchez de la subtilité et du réalisme, je ne vous le conseille pas, mais si vous voulez en prendre plein les yeux et les oreilles ( la BO est signée Hans Zimmer) ; et si vous ne saturez pas des films de super-héros ce Wonder Woman 1984 devrait vous aller comme le gant pailleté à la main droite de Michael Jackson (oui, encore!).

Dernière précision : il ne faut pas avoir vu le premier Wonder Woman pour visionner le second.

Wonder Woman 1984 est actuellement classé dans le top des meilleurs films d’action 2021. Intégrera-t-il le classement des plus grands films d’action de tous les temps ?

Le bonus du DVD

Il s’agit d’un court complément détaillant la création d’une des scènes d’action les plus réussies du film, si ce n’est la plus réussie : celle du centre commercial. On sent le plaisir que l’équipe du film a ressenti pour tourner cette scène du « mall », symbole des années 80. Il est toujours intéressant de voir l’envers du décor et le travail fourni par l’équipe du film(décorateurs, costumiers, chorégraphe…).
En l’occurrence, on apprend que c’est un centre commercial désaffecté de Virginie qui a servi au tournage, comment les cascades y ont été faites ( à l’ancienne, avec des câbles).

WONDER WOMAN 1984

En DVD, Blu-Ray, Steelbook avec Blu-Ray/4K Ultra HD/Blu-Ray 3D, et VOD depuis le 7 avril, et en achat digital depuis le 31 mars 2021,
éditeur : Warner Bros. Entertainment France(site Internetpage Facebook et page Twitter. )

De Patty Jenkins Avec Gal Gadot, Chris Pine, Kristen Wiig

Durée : 2h31

Un grand merci à l’opération DVDtrafic.

Crédits photos : Copyright 2020 Warner Bros. Entertainment Inc. All Rights Reserved. / Clay Enos/ ™ & © DC Comics

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