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TOP 10 – TIM BURTON – Les écrans de Claire
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TOP 10 – TIM BURTON

Ce top consacré au réalisateur Tim Burton a déjà été publié sur WE LOVE CINEMA en 2014 et mis à jour sur le blog cette année (2019) à la suite de la suppression de la partie blog de We love cinéma.

 

Je vous propose donc un top de mes films préférés de Tim Burton, jusqu’à présent. Le cinéaste continue à nous surprendre par ses choix de carrière. Après l’adaptation de Miss Peregrine et les Enfants Particuliers (dont l’univers colle bien à ses thèmes de prédilection), Tim Burton a réalisé Dumbo, à la demande des studios Disney, une adaptation en prise de vues réelles du film d’animation du même nom. 
Découvrez les films qui figurent sur mon podium des meilleurs films de Burton !

1/ Edward aux Mains d’Argent (1990)

Edward aux Mains d’Argent © Fox

Drame fantastique et romance, Edward aux mains d’argent raconte l’histoire d’un jeune homme qui a des ciseaux à la place des mains car son créateur est mort avant de l’avoir terminé. Edward est recueilli par une famille américaine typique. Mais les autres habitants de la banlieue où il a élu domicile le prennent en grippe. Au grand désespoir de Kim, la fille de Pegg, car les deux jeunes gens sont tombés amoureux…
Johnny Depp, dont c’est la première collaboration avec Burton, interprète Edward, et c’est à mon avis son meilleur rôle. Il est expressif, drôle, désarmé ou désarmant…  Ce rôle lui permettra de sortir des rôles de beaux gosses. Winona Ryder, après  Beetlejuice, revient chez Burton avec un rôle plus mûr. C’est aussi le dernier rôle de Vincent Price au cinéma, une des idoles de Burton… En plus de travailler avec des acteurs qu’il affectionne, Tim Burton règle ses comptes avec la banlieue américaine, lisse et propre, et prône la différence avec une belle ironie et beaucoup de poésie (on apprendra l’origine de la neige dans cet endroit ensoleillé).

2/ L’Étrange Noël de Monsieur Jack (Producteur : 1994 / Disney)


L’Étrange Noël de Monsieur Jack © Disney

Le squelette Jack, « roi des citrouilles » en a assez de fêter Halloween, il décide de kidnapper le Père Noël… et de remplacer ce dernier. Tim Burton n’a pas réalisé le film en stop motion (c’est Henry Selick). Mais il en est le producteur et a créé les étranges personnages et l’histoire. En plus de Jack le squelette, on a un croquemitaine, une poupée recousue (Sally), un savant fou, et autres morts vivants, mais aussi le Père Noël, le lièvre de mars et des enfants.  Il y a aussi la musique de son compositeur fétiche, Danny Elfman.
Ce conte fantastique nous explique que chacun a un talent à exploiter, et qu’il ne faut pas chercher à être ce que l’on n’est pas. Ce film est devenu un grand classique de l’animation. Incontournable !

3/ Beetlejuice (1988)

Beetlejuice © Warner Bros

Beetlejuice (Michael Keaton) est un bio exorciste : il chasse les vivants de demeures hantées. Un couple de nouveaux spectres (Geena Davis et Alec Baldwin) lui demande de faire fuir une famille de chez eux mais deviennent amis avec Lydia (Winona Ryder, encore adolescente) et regrette d’avoir fait appel à ce Beetlejuice pervers et politiquement incorrect !  On sourit souvent (la scène du banquet, l’administration de l’au-delà)  mais on frémit aussi – les effets spéciaux étaient au top de l’époque.
La bande originale signée Danny Elfman, avec des classiques d’Harry Belafonte, est un bijou.
A noter que Beetlejuice 2 devrait sortir sur nos écrans un jour…
Un article plus détaillé sur le film à l’occasion de son 30e anniversaire se trouve là.

4/ Batman le Défi (1991)

Batman le Défi © Warner Bros.

Trois ans après Batman (avec Jack Nicholson en Joker, et Michael Keaton en homme chauve-souris), Tim Buron réalise une suite. Encore une fois, le cinéaste semble plus s’intéresser aux méchants et freaks qu’au héros vertueux, en l’occurrence Batman/Bruce Wayne. Et quels méchants ! La Catwoman de Michelle Pfeiffer,  femme chat toute de cuir vêtue, est devenue un symbole. De secrétaire timorée et célibataire, elle revient de la mort totalement déglinguée… mais terriblement séduisante et ambiguë.  Le Pingouin, lui, est un monstre physiquement mais aussi psychologiquement parlant. Abandonné peu après sa naissance, il vit dans les égouts et décide de conquérir Gotham en s’associant à Max Shreck,  industriel sans foi ni loi, qui contrôle par son argent la ville.
Burton, mine de rien, dénonce la corruption politique et son impact sur l’écologie. Qui est le monstre le plus dangereux au final ? Catwoman, Pingouin ou Shrek ?

5/ Sleepy Hollow (1999)


Sleepy Hollow © Studio Canal

Dans Sleepy Hollow, un cavalier sans tête décime le village de Sleepy Hollow. Ce fantôme décapite à tour de bras pour retrouver sa propre tête (Christopher Walken, toutes dents en pointe et cheveux hérissés). L’inspecteur Ichabod Crane (Johnny Depp) arrive sur les lieux, bien déterminé à trouver une cause rationnelle à ces morts… Burton s’inspire de  Sleepy Hollow – La Légende du cavalier sans tête, un conte fantastique de Washington Irving, publié aux États-Unis en 1820 mais ajoute sa touche personnelle, notamment des visions horrifiques. C’est un film en costumes (l’intrigue se passe en 1799) et bénéficie de beaux décors, et d’une magnifique photographie jouant sur les clairs obscurs. Un mélange de romantisme et de gothique.

Article plus détaillé à lire ici.

6/ Big Fish (2003)

Big Fish © Sony Pictures

Big Fish est un bijou de storytelling ! Comment raconter des histoires permet d’embellir sa vie et combattre l’oubli et la mort. C’est une histoire d’amour, de transmission père-fils, et encore une fois, une réflexion sur la mort et le deuil. Mais aussi sur le mensonge ou la façon de conter une histoire pour qu’elle soit un peu plus belle que la réalisation. Edward Bloom (Ewan Mc Gregor puis Albert Finney), mourant, raconte qu’il a accompli des exploits et qu’il a rencontré  des gens extraordinaires : une sorcière borgne (Helena Bonham Carter dans un double rôle), une sirène, un loup garou,  des sœurs siamoises, un géant, un énorme poisson et j’en passe ! Son fils Will ne peut accepter les histoires de son père et le prend pour un mythomane infidèle à sa mère… Mais si c’était vrai, du moins en partie ? Tim Burton nous parle de la magie de l’imagination pour vivre et mourir. Big Fish est peut-être le projet le plus personnel de Burton, réalisé alors qu’il venait de perdre son père et qu’il venait d’avoir un enfant.

7/ Charlie et la Chocolaterie (2005)


Charlie et la Chocolaterie ©  Warner Bros.

Adaptation d’un livre jeunesse de Roald Dahl et remake d’un film de 1971, ce film est loin d’être un film juste pour les enfants… C’est l’histoire de Charlie petit garçon pauvre, courageux et aimant, qui gagne une visite  à la chocolaterie Wonka avec 4 autres enfants,  grâce à un ticket d’or dissimulé dans une barre de chocolat… A la fin il ne va en rester plus qu’un. L’excentrique et légèrement inquiétant Willie Wonka (Johnny Depp maquillé comme une poupée) veut en effet trouver un héritier, mais il a un problème avec la famille (il ne peut pas prononcer le mot « père ») et les enfants.   La manufacture de Wonka est un délire visuel, une sorte de  Disneyworld dangereux où les enfants gâtés -pourris sont châtiés de façon originale… Le tout avec des références à Stanley Kubrick (2001 odyssée de l’espace est clairement cité) ou au Dr Seuss (Wonka a des côtés Grinch.). Les chansons des Oompa Loompa (tous joués par Deep Roy, un acteur de petite taille), et leurs chorégraphies n’ont rien à envier à une comédie musicale, la méchanceté en plus ! Il faut dire que les enfants décrits dans le film (sauf Charlie) sont épouvantables, de vrais petits monstres qui se réjouissent de la disparition des leurs. Et ils seront d’ailleurs punis. Burton lui-même père d’un petit garçon à l’époque s’est clairement interrogé sur l’éducation…

8/ Les Noces Funèbres (2004)

Les Noces Funèbres © Warner Bros.

Une autre vision de l’au-delà ! Proche de l’Étrange Noël de Mr Jack  visuellement (c’est filmé en stop motion, et Emily ressemble à Sally avec tous ces points de suture), et par sa description des morts, l’histoire des  Noces funèbres  s’inspire en fait très vaguement d’une légende juive, celle d’un homme qui épouse une morte par accident, en répétant ses vœux. Victor (voix de Johnny Depp) ne sait plus à qui va sa préférence : sa fiancée vivante (Victoria) ou la séduisante décédée (Emily, doublée par Helena Bonham Carter) ?  Le message est clairement que les vivants et les morts peuvent cohabiter. Un film poétique avec de jolis moments d’humour, qui gagne à être revu.

9/ Sweeney Todd (2007)

Sweeney Todd © Warner Bros.

Adaptation du musical de Stephen Sondheim,Sweeney Todd: The Demon Barber of Fleet Street. On peut le résumer avec bon nombre d’adjectifs commençant par la lettre « g » : grotesque, gothique, grand guignol, glauque et gore… Sous le ciel gris d’un Londres de studio, ce Sweeney Todd est aussi un spectacle musical. De qualité. Je n’ose parler de comédie musicale, car l’histoire est tout sauf gaie !  Johnny Depp, l’acteur fétiche de Burton, est Sweeney Todd, il chante et joue parfaitement ce barbier avide de vengeance. La muse de Burton, Helena Bonham Carter est épatante en Mrs. Lovett, amoureuse et complice aussi folle que Todd. Le sang coule à flot, cannibalisme et pas de fin heureuse. Pas un brin de lumière et de soleil… Le film le plus désespéré et sombre de Burton jusqu’à présent.

10/Alice au Pays des Merveilles (2009)


Alice au Pays des Merveilles © Disney

Film mal aimé, certainement parce qu’il s’éloigne beaucoup du dessin animé et des deux livres de Lewis Carroll et qu’il souffre de quelques problèmes de rythme. Malgré tout, je le regarde à chaque fois avec plaisir. D’abord parce que son esthétique est très réussie à mes yeux : Underland est vraiment chimérique et la photographie m’a plu.
Et aussi parce que j’ai été surprise par cette Alice de 19 ans. Elle devient une guerrière qui doit terrasser un monstre (le Jabberwocky) pour libérer le peuple du joug de la Reine Rouge et aider le Chapelier fou (Johnny Depp, peinturluré) et la Reine blanche (Anne Hathaway aux cheveux et à la robe immaculés)…  Un vrai récit initiatique. Alice refuse donc d’être une jeune femme modèle de l’époque victorienne et trouve sa voie !
Finalement, c’est peut-être le plus féministe de Burton, avec Big Eyes !
En plus de l’émancipation féminine, le film prône l’imagination, les grains de folie  (on répète que la plupart des gens « bien » sont fous) et la foi de croire en l’impossible.

© THE WALT DISNEY COMPANY

S’arrêter à un top 10 est frustrant. A part Pee Wee et La Planète des singes, je n’ai pas de gros reproches à adresser à  la filmographie de Tim Burton. Frankenweenie (le film en stop motion), Miss Peregrine, Mars Attacks ! (1996) et Ed Wood (1994)  figurent également dans mon panthéon des films burtoniens ! J’ai également bien aimé Big Eyes, même si Tim Burton a adopté une forme plus classique pour cette histoire.

Big eyes © Studiocanal

Et vous ? Êtes-vous d’accord avec ce classement ? N’hésitez donc pas à commenter ce top !

Photo : Portrait of Tim Burton at the 2012 Comic-Con in San Diego.) by Gage Skidmore via Tim Burton .

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