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(Ciné Biblio) Jane Campion par Jane Campion de Michel Ciment

La monographie de référence sur la réalisatrice néo-zélandaise Jane Campion est publiée dans une édition augmentée, aux éditions des Cahiers du cinéma dès le 18 mars 2022.
L’occasion pour moi de découvrir ce beau livre, qui est, je cite l’éditeur, le « témoignage d’une carrière, d’une œuvre et d’un style. »

Compte-rendu de lecture sur « Jane Campion par Jane Campion »

Au niveau de la présentation du livre, rien à redire, le livre est bien organisé ( de manière chronologique), et bien illustré. C’est vrai que c’est un livre agréable à lire, grâce au style plutôt clair et aux photographies – extraites de films ou de photos de tournage, voire de la collection personnelle de Jane Campion.

En ce qui concerne le contenu, ce livre rassemble les analyses détaillées de Michel Ciment sur chacun des courts-métrages, films et séries de Jane Campion. A ces analyses de grande qualité s’ajoute une petite biographie Jane avant Campion retraçant la rencontre des parents de Jane et les jeunes années de la cinéaste née en 1954 à Wellington. Rajoutons des entretiens avec la réalisatrice, complément idéal car ils montrent ses motivations de l’époque ; Jane Campion nous livre ses réflexions, ses projets…Rétroactivement c’est très intéressant de lire les interviews et de confronter la pensée critique et la pensée de la réalisatrice. Je ne saurai vous dire exactement ce qui a été rajouté par rapport à l’édition originale, puisque je ne l’ai pas lue, à part le chapitre sur  » The Power of the dog  » qui est un film de 2021 adapté du roman éponyme de Thomas Savage.

Enfin, la dernière partie contient des écrits de Jane Campion, un texte rédigé par Holly Hunter, une des actrices fétiches de Jane Campion.(Jane Campion est fidèle à sa famille de cinéma: elle a tourné plusieurs fois avec Holly Hunter, Genevieve Lemon, Nicole Kidman, Harvey Keitel…)

Pour finir, Michel Ciment propose la filmographie détaillée de Jane Campion ainsi qu’une liste de documentaires la concernant, ainsi qu’une bibliographie et un index. Le livre est vraiment très complet.

A mon sens, Jane Campion sait filmer le désir, les relations familiales, restituer la psychologie et les névroses des personnages… Ses portraits de femmes sont originaux, souvent en marge des stéréotypes féminins… Cette monographie nous montre la singularité de cette réalisatrice et nous donne des clefs pour mieux comprendre son œuvre.
« La femme est au centre de la vie et de l’œuvre de Jane Campion. Chacun de ses huit premiers films a en son centre une protagoniste qui lutte pour son autonomie psychique et sensuelle et qui est en quête de sa subjectivité. » (p. 11).

Toutefois la cinéaste sait aussi dresser le portrait nuancé d’hommes atypiques ; je pense aux rôles de l’acteur Harvey Keitel dans « La leçon de piano » et « Holy Smoke » par exemple.

Bien entendu et c’est le cas de tout bon livre consacré à un cinéaste, on a envie de se replonger dans l’œuvre de Jane Campion. Attention toutefois, le livre « spoile « souvent les fins de l’œuvre et mentionne des scènes clés. Si vous êtes attirée par un film en particulier, mieux vaut le voir avant de lire les passages qui lui sont consacrés.

Je chéris particulièrement  » La leçon de piano  » que j’ai découvert à sa sortie, j’aime beaucoup  »Bright Star » consacré à a romance entre Fanny Brawn et le poète John Keats… Une histoire très romantique et très poétique… Keats est d’ailleurs le poète favori de Jane Campion.

 »Holy Smoke’‘ m’a beaucoup plu , surtout pour le personnage jouée par Kate Winslet… J’ai été bien marquée également par  »Sweetie »… Donc j’ai trouvé que les analyses de ces œuvres étaient passionnantes.

Ceci dit, j’ai lu avec plaisir les chapitres sur « Portrait de femme« , adaptation de l’écrivain Henry James, alors que ce film m’avait globalement laissée de marbre. D’autres critique m’ont donné envie de voir le film comme  »Un ange à ma table. » Et bien sûr j’aimerais découvrir  » The Power of the dog », ce western grand favori des Oscars 2022 !

Pour conclure sur une réflexion : le cinéma a -t -il un genre ? Le regard féminin au cinéma existe t- il ?
Voici une citation de Jane Campion qui tranche sur le sujet « Un homme, certes, aurait pu mettre en scène cette histoire, parce qu’il aurait pu imaginer ce qu’une femme ressent, mais moi, je le sais. » (p. 165, à propos de  »In The Cut »).

Jane Campion ou le cinéma viscéral…

A PROPOS DE L’AUTEUR DE JANE CAMPION PAR JANE CAMPION , MICHEL CIMENT

Michel Ciment, né le 26 mai 1938 à Paris, est un écrivain, universitaire, critique de cinéma, journaliste et producteur de radio français. ( source : Wikipédia)

Holly Hunter et Anna Paquin dans La Leçon de piano

FILMOGRAPHIE DE JANE CAMPION

Longs Métrages réalisés par Jane Campion :


THE POWER OF THE DOG (LE POUVOIR DU CHIEN)
HOLY SMOKE
LA LEÇON DE PIANO
PORTRAIT DE FEMME
BRIGHT STAR
IN THE CUT
UN ANGE A MA TABLE
SWEETIE
TWO FRIENDS

Série TV réalisée par Jane Campion

Saison 1 et 2 de TOP OF THE LAKE – certains épisodes ont été réalisés par Garth Davis ( réalisateur du film Lion )

Courts-Métrages de Jane Campion :


AFTER HOURS
PASSIONLESS MOMENTS
PEEL
A GIRL’S OWN STORY
THE WATER DIARY
THE LADY BUG
TISSUES

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